Menu
Libération

Attentat contre un ministre à Beyrouth

Réservé aux abonnés

Le prosyrien Elias Murr blessé par une voiture piégée.

Publié le 13/07/2005 à 2h57

Beyrouth de notre correspondante

Trois convois, qui partent chacun à des heures différentes dans trois directions différentes, les mesures de sécurité qui entouraient Elias Murr, le ministre de la Défense, étaient strictes. Elles n'auront pas suffi. Il a été blessé hier matin dans l'explosion d'une voiture piégée au nord-est de Beyrouth, un quartier chrétien. Ce nouvel attentat a coûté la vie à deux personnes et neuf autres ont été hospitalisées.

Martyrs. Pourquoi lui ? Après la déflagration qui a résonné à des kilomètres à la ronde, la question était sur toutes les lèvres. Certes, ce n'est pas la première tentative d'assassinat d'un homme politique libanais. Ces derniers mois, le pays des Cèdres a pleuré quatre martyrs : l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, le député Bassel Fleyhane, le journaliste Samir Kassir puis l'ancien secrétaire général du Parti communiste Georges Hawi, sans compter les anonymes, victimes collatérales de la vague terroriste qui secoue le Liban depuis septembre dernier. Mais, jusqu'à présent, les personnalités visées avaient un point commun : leur combat contre la tutelle syrienne.

Elias Murr n'entre pas dans ce cadre. Agé de 43 ans, il est le fils de Michel Murr, l'indéboulonnable ministre de l'Intérieur de l'après-guerre civile, celui dont on dit qu'il exécutait au Liban les ordres du tuteur syrien. Et si Elias a bien tenté de gommer l'image du père quand il a pris à son tour les commandes du ministère de l'Intérieur en 2000, il est resté aux yeux d

Dans la même rubrique