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Libération

Iran : le dissident Ganji en danger

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Le journaliste emprisonné est en grève de la faim depuis 32 jours.

Publié le 13/07/2005 à 2h57

En un mois, il aura perdu 24 kilos. Journaliste et figure de la dissidence iranienne, Akbar Ganji observe une grève de la faim depuis 32 jours, n'absorbant qu'un peu d'eau et du sucre. Et cela pourrait durer. Lundi, il affirmait en effet qu'il «mettra fin à son mouvement seulement s'il obtient une libération inconditionnelle». En fin de semaine dernière, sa femme Massoumeh Shafiie, qui l'a rencontré en prison, avait alerté l'opinion sur la «détérioration» de son état de santé qui «met sa vie en danger». Aggravés par le manque de médicaments, ses problèmes respiratoires ­ asthme chronique ­ ne l'empêchent pourtant pas, selon son épouse, de garder un «très bon moral et de vouloir continuer son action».

Permission. Arrêté en 2000 pour avoir impliqué des personnalités iraniennes dans des assassinats politiques, Ganji a été condamné, en janvier 2001, à dix ans de prison ramenés à six. «Il est détenu pour avoir seulement critiqué pacifiquement les autorités», affirme son avocate et prix Nobel de la paix, Me Shirin Ebadi. Sorti de détention le 30 mai pour se faire soigner, Ganji y a été renvoyé le 10 juin sans avoir eu le temps de se faire traiter pour son asthme et des maux de dos. Il avait vainement demandé une prolongation de cette permission de sept jours et, à son retour à la prison d'Evine, il avait annoncé qu'il reprendrait sa grève de la faim pour protester contre le refus de le libérer pour être soigné.

Circonstance aggravante : pendant sa semaine en liberté, il avait appelé

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