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Ephraïm Gate, frontière au pied du mur

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Le premier des onze postes ultramodernes de la «barrière de sécurité» inauguré face à Tulkarem.

Publié le 23/07/2005 à 3h04

Ephraïm Gate envoyée spéciale

Discret et sympathique, le mur, côté israélien, est couvert de fleurs et de plantes, colline verdoyante le long de la nouvelle autoroute qui mène au nord. Vu de la Cisjordanie palestinienne, c'est un grand mur de béton gris fort antipathique, le tracé contesté de la future frontière entre les deux Etats. Cette «barrière de séparation» doit empêcher l'infiltration de commandos-suicides venus des territoires sous autorité palestinienne et protéger les populations israéliennes.

Illégale. La «clôture de sécurité», qui doit s'étendre à terme sur 650 kilomètres, ressemble à une frontière presque normale, sauf dans des zones urbaines ou à Ephraïm, où un mur de 8 mètres de haut isole les populations. Cette future frontière ne suit pas la ligne verte de l'ancienne Cisjordanie mais est construite par endroits sur les terres palestiniennes, pour conserver des colonies israéliennes ­ comme celle d'Ariel, au nord. En 2004, la Cour internationale de justice a jugé que cette barrière était illégale et a exigé son démantèlement.

Il y a quinze jours, dans cette région au nord, où Israël est une bande étroite entre la mer et la Cisjordanie, a été inauguré un nouveau poste-frontière ultramoderne, qui préfigure les futures relations entre les deux pays : Ephraïm Gate, où passent chaque jour quelque 10 000 Palestiniens qui ont le droit d'aller travailler en Israël.

Un check-point tout neuf et à air conditionné, à l'allure de terminal d'aéroport (les boyaux rappellent le

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