Londres intérim
«Nous ne comprenons pas comment ils ont pu prendre un risque aussi incroyable, celui d'utiliser un Taser [arme paralysante électrique] sur un kamikaze présumé alors que cette arme aurait très bien pu agir comme détonateur si le suspect avait eu une bombe sur lui.»
Shoot-to-kill. C'est en ces termes univoques et sur la BBC que Ian Blair, le patron de Scotland Yard, (la police de Londres) a jugé l'interpellation par ses collègues de Birmingham de Yasin Hassan Omar, l'un des quatre kamikazes présumés des attentats du 21 juillet, arrêté mardi dernier. La politique du shoot to-kill (tirer pour tuer), permise en cas d'interpellation d'un terroriste présumé, fut ainsi exécutée en plein jour dans le métro. Contre un innocent, Jean-Charles de Menezes, jeune électricien brésilien, abattu de 8 balles dans la tête à bout portant. C'est pourtant cette pratique, et non celle non létale du Taser Gun, que Ian Blair décrit comme «le seul et unique moyen de neutraliser un kamikaze potentiel».
Pour sa défense, la police des West Midlands (région de Birmingham) a précisé que «les deux interpellations ne pouvaient en aucun cas être comparées. Selon les circonstances précises dans lesquelles ils se trouvent lors de l'interpellation, les officiers de police jugent du meilleur moyen à leur disposition».
Apprentissage. Alors, électrifier pour immobiliser ou tirer pour tuer ? Sally Leivesley, spécialiste des questions de sécurité publique et directrice de NewRisk, estime que «les forces d




