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Libération

Karadzic: alibi pour une reddition

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La femme de l'ex-leader serbe de Bosnie l'appelle à se rendre au TPI.

Publié le 30/07/2005 à 3h08

L'appel de l'épouse du plus célèbre fugitif serbe de Bosnie, Radovan Karadzic, à se livrer à la justice internationale qui le traque depuis dix ans est-il le prélude à sa reddition ? C'est ce que pensaient hier un certain nombre d'analystes dans les Balkans. Pour le ministre de la Défense de Serbie-Monténégro, Prvoslav Davinic, il est clair qu'il s'agit pour le moins d'une tentative de la communauté internationale de la négocier avec sa famille.

L'ancien leader nationaliste serbe, âgé de 60 ans, a toujours eu le soutien de sa famille. Celui-ci s'effrite aujourd'hui. «Entre ma loyauté envers toi et ma loyauté envers mes enfants, j'ai dû choisir et j'ai choisi. Il m'est difficile de te supplier, mais je le fais de tout mon coeur et de toute mon âme, rends-toi. Ce sera un sacrifice pour nous, pour notre famille», a dit à la télévision Ljiljana Zelen-Karadzic, l'épouse du fugitif, qui s'est plainte des pressions exercées sur ses proches. Début juillet, les forces de l'Otan déployées en Bosnie ont arrêté le fils du couple, Alexandre Karadzic, qu'elles ont remis en liberté au bout de dix jours. La maison de sa femme, ainsi que celle de son fils et de sa fille ont été à plusieurs reprises fouillées par l'Otan tandis que la police serbo-monténégrine perquisitionnait les propriétés et entreprises des frères du fugitif en Serbie et au Monténégro. L'Otan s'est défendue de harceler la famille Karadzic mais a prévenu qu'elle poursuivrait sa «traque agressive» des criminels de guerre.

Selon

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