L'aéroport de Toronto est-il sûr ? Après l'accident de l'Airbus qui a fini calciné en bout de piste, mardi, la polémique continue. Pour une raison d'économies budgétaires, le Canada aurait renoncé à imposer des systèmes de détection des vents violents dans ses aéroports, a révélé vendredi le quotidien International Herald Tribune. Ces systèmes, composés de radars spécifiques, équipent couramment les aéroports américains. Les phénomènes de turbulences en approche finale, dits «cisaillements», sont toutefois plus fréquents aux Etats-Unis qu'au Canada, reconnaît le journal.
En France, de tels «radars dopplers» n'ont pas été non plus déployés, pour la même raison. Un radar situé à Trappes, à l'approche de l'aéroport de Roissy, est cependant en expérimentation depuis un an environ.
Le même jour, l'Alpa, une association qui regroupe 64 000 pilotes américains et canadiens, a affirmé que la piste de l'aéroport de Toronto où s'est produit l'accident n'était pas conforme aux normes internationales. Elle a rappelé qu'un accident avait causé la mort de deux passagers en 1978. Un DC 9 d'Air Canada avait alors raté son décollage et fini dans le même ravin. La piste ne disposerait pas, selon l'Alpa, de l'espace de sécurité nécessaire pour parer aux incidents et recommandé par l'Organisation de l'aviation civile internationale (Oaci). Vendredi, le ministre canadien des Transports, Jean Lapierre, a immédiatement réagi aux informations de l'Alpa. «Si au cours de l'enquête apparaissent des chose




