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Libération

Les colons de Gouch Katif sur la case départ

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Publié le 11/08/2005 à 3h15

Gouch Katif envoyé spécial

Aux quatre barrages filtrants, près de dix kilomètres avant Kissoufim, le point de passage obligé vers Gouch Katif, une noria de conteneurs pénètre puis quitte cette région du sud de Gaza promise à l'évacuation. Les habitants des colonies ont finalement jusqu'au 17 août pour partir, avant qu'une escouade de soldats, de toutes les armes, ne vienne évacuer chaque foyer...

Consigne. Gouch Katif vit ses dernières heures. Entre résignation coléreuse pour les uns et sérénité bravache pour les autres. Lea Idels, résidente de Morag, l'une des colonies isolées destinées à être évacuées parmi les premières, fait front : «Nous sommes là avec tous les enfants. Nous avons confiance. Mais, enfin, pourquoi on nous chasse, pourquoi les Juifs doivent-ils toujours souffrir ?» A côté, une famille a déjà quitté Morag, des débris traînent devant la porte. Une autre continue d'agrandir sa maison. Des «jeunes des collines», pour beaucoup venus des colonies de Cisjordanie, les yeux rouges d'insomnie, jurent que «ça n'aura pas lieu. Les soldats vont craquer, ils ne peuvent pas chasser leurs frères». Des militaires patrouillent dans les rues écrasées de chaleur. Sans un mot, autre que «ça va, mais il fait chaud». C'est la consigne. Ils veillent sur les 40 familles dont les demeures sont à un jet de pierre du nord de Rafah la Palestinienne.

Tribu perdue. A Névé Dékalim, des adolescents tentent de barrer le passage aux porte-conteneurs venus vider les maisons, le groupe de sécur

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