Tel-Aviv envoyé spécial
Le général de réserve Ytzhak Ben-Israël, 57 ans, a dirigé la recherche et le développement à l'état-major israélien, puis les technologies nouvelles au ministère de la Défense. Expert en sécurité à l'université de Tel-Aviv, il est l'auteur de Philosophie du renseignement. Logique et morale de l'espionnage (1).
Quel effet le retrait de Gaza aura-t-il sur la sécurité d'Israël ?
La sécurité, ce sont d'abord nos relations avec les pays arabes. Si l'Egypte revenait à la guerre, ce serait une menace bien plus grande que le terrorisme, et nos relations avec les Palestiniens, à long terme, dépendent aussi de la sécurité. En ce sens, cette évacuation représente un effort d'améliorer la situation sécuritaire d'Israël.
Et les attentats ?
Ce retrait n'aura pas d'influence sur le terrorisme dans les prochaines années : ni en bien ni en mal. Car la majorité de la population palestinienne n'a rien à voir avec le terrorisme. Au cours de la dernière Intifada, deux organisations et demie y ont eu recours : le Hamas, le Jihad islamique et les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, du Fatah. Admettons que le soutien au Hamas à Gaza, à en croire les sondages, s'élève à 50 %. Ce soutien signifie surtout l'aversion à l'égard de la corruption de l'Autorité palestinienne, rien de plus. Combien d'hommes à Gaza participent, même de loin, aux actions terroristes du Hamas ? 400 à 500 personnes. Ce sont des extrémistes sur lesquels ce qui se passe au Proche-Orient n'a presque aucune influence




