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Libération

Arrestations dans l'enquête sur la mort de Hariri au Liban

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Quatre responsables des services de sécurité libanais sont interrogés.

Publié le 31/08/2005 à 3h28

Les services de sécurité libanais avaient été pointés du doigt par l'opposition antisyrienne et la population dès le lendemain de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, en février dernier. Quatre de ses responsables sont désormais officiellement considérés comme «suspects» par la commission internationale chargée de l'enquête. Placés sous mandat d'arrêt par la justice libanaise, ils ont été interrogés hier matin par les inspecteurs de l'ONU.

Eminence grise. Le premier d'entre eux, Jamil el-Sayed, dirigeait la Sûreté générale au moment de l'attentat. Nommé à ce poste en 1998, au lendemain de l'accession d'Emile Lahoud à la présidence, ce général dépeint comme un homme influent, intelligent et efficace était considéré comme l'éminence grise du régime et l'un des piliers du système sécuritaire syro-libanais. «C'est un agent qui a toujours été très dévoué à la cause de l'Etat, se souvient l'ancien président Amine Gemayel (1982-1988, ndlr), il était très compétent. Le problème, c'est qu'entre 1991 et 2005 il servait un Etat totalement inféodé à la Syrie.» Pendant près de quinze ans, l'officier a entretenu des rapports privilégiés avec Damas et joué un rôle central dans la vie politique locale. Il a quitté ses fonctions le 25 avril, soit la veille du départ des troupes syriennes du pays des Cèdres. Egalement sous le coup d'un mandat d'arrêt, le général Ali al-Hage, ancien chef des Forces de sécurité intérieure (FSI), a été écarté de son poste deux mois après la mor

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