New York, Washington, de nos correspondants
Avant même son ouverture, le grand sommet censé marquer la renaissance de l'Organisation des Nations unies semble s'orienter vers un échec. Du 14 au 16 septembre, pour son 60e anniversaire, l'ONU doit accueillir à New York la plus grande concentration de tous les temps de rois, présidents ou chefs de gouvernement. L'ambition initiale était d'avaliser une vaste réforme propre à redorer la crédibilité de l'Organisation. Mais après des journées d'efforts, les négociations semblent dans l'impasse sur deux de ses principaux enjeux : la réforme de la Commission des droits de l'homme et celle de la direction de l'Organisation des Nations unies. «On a échoué sur ces deux points», a déclaré hier abruptement Rick Grenell, le porte-parole de la délégation américaine, qui considère que l'ensemble du projet est désormais menacé. Vendredi, le sommet produira certes un document final, mais ce dernier risque d'être insipide. Déjà, ce qui devait initialement en faire le coeur, l'élargissement du Conseil de sécurité, est passé à la trappe.
Zèle. Les négociateurs entendent continuer d'essayer de sauver le vaste plan de réforme dessiné par le secrétaire général, Kofi Annan. Mais il reste désormais très peu de temps pour réussir. Les nombreuses réserves posées le mois dernier par les Américains rendent la tâche extrêmement lourde et difficile. A peine nommé au poste d'ambassadeur américain auprès de l'ONU, John Bolton un faucon allergique au multilatér




