Menu
Libération

Bush: propos forts et projets chers

Réservé aux abonnés

A La Nouvelle-Orléans, il annonce un plan pour rebâtir la région, sans préciser le financement.

Publié le 17/09/2005 à 3h44

Washington de notre correspondant

Le 11 septembre 2001 avait défini le premier mandat de George W. Bush. Jeudi soir, depuis La Nouvelle-Orléans, le président a placé le désastre Katrina au coeur de son second mandat. Bush a choisi de se présenter à ses concitoyens sans veste ni cravate. Dans une mise en scène un peu théâtrale, il s'est avancé vers un pupitre, seul, sur la pelouse de Jackson Square. Située au coeur du Vieux Carré, la place est souvent très animée. Là, elle était déserte, silencieuse, spectrale. Bush s'est efforcé de parler le plus directement possible du drame, de sa responsabilité, de la pauvreté qui frappe la région, et des solutions qu'il entend apporter.

Au plus bas dans les sondages depuis la catastrophe, il a annoncé un vaste plan pour secourir les réfugiés et «rebâtir La Nouvelle-Orléans, mais en plus grand et en mieux». Le budget fédéral financera la «grande majorité» du coût de la reconstruction, «des routes aux ponts, en passant par les écoles et le système des eaux», a promis le Président. L'annonce a semé le trouble dans les rangs conservateurs. Car, s'il est saupoudré de mesures libérales conformes à la «société de propriétaires» chère à leur coeur (une fiscalité réduite pour attirer les entreprises, des aides à l'accession à la propriété ou à la création de sociétés), ce plan fait de Bush l'un des présidents les plus dépensiers de l'histoire des Etats-Unis. Lors de son intervention, il a puisé dans le vocabulaire de ses discours sur le terrorisme

Dans la même rubrique