New York de notre correspondant
L'Iran avait annoncé de nouvelles propositions susceptibles d'apaiser la tension avec les pays occidentaux sur son programme nucléaire. Le discours prononcé samedi par le président Mahmoud Ahmadinejad devant l'Assemblée générale de l'ONU à New York n'a pourtant guère convaincu les Etats-Unis et les pays européens. Depuis plusieurs mois, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne tentent de persuader l'Iran de renoncer à enrichir son uranium par crainte que le pays développe un programme militaire. L'Iran, qui a repris en août la conversion d'uranium, première étape vers un redémarrage de l'enrichissement, rétorque que ses intentions sont pacifiques.
Les négociations arrivent à un tournant. L'AIEA, l'agence de sûreté nucléaire de l'ONU, se réunit aujourd'hui à Vienne pour examiner une éventuelle saisine du Conseil de sécurité de l'ONU, en vue d'accroître la pression. La déclaration du président iranien était donc très attendue.
Celui-ci a proposé, afin de rassurer la communauté internationale, «un partenariat sérieux avec les secteurs privé et public d'autres pays sur le programme d'enrichissement de l'uranium en Iran». Vindicatif, il a dénoncé «l'apartheid nucléaire» pratiqué par les pays occidentaux, qui tenteraient de priver les autres d'une technologie dont ils disposent eux-mêmes, pour la leur revendre.
Lors d'une conférence de presse, Ahmadinejad a suggéré que l'Afrique du Sud soit associée aux négociations jusqu'à présent menées par les trois




