C'est une seconde chance pour la Croatie. Elle avait été recalée en mars à l'ouverture de ses négociations d'adhésion à l'Union européenne en raison de sa non-coopération avec le Tribunal pénal international (TPI) pour les crimes de guerre en ex-Yougoslavie. Elle espère être repêchée lundi, même si elle n'a toujours pas mis la main sur le général en fuite Ante Gotovina, réclamé par La Haye. Depuis quelques semaines, la presse croate assure que, cette fois, le jugement de la procureure du TPI, la Suissesse Carla Del Ponte, à l'origine en mars des déboires de Zagreb, ne sera plus le seul facteur en jeu : l'intense lobbying des partisans de la Croatie au sein de l'UE, en premier lieu celui de son allié autrichien, serait sur le point de renverser la vapeur au sein des Vingt-Cinq.
Plan d'action. L'optimisme ambiant porte déjà ses fruits dans l'opinion locale. Pour la première fois depuis le printemps, les partisans de l'entrée dans l'UE sont plus nombreux que les opposants (41 % contre 37 %, selon un sondage publié vendredi par le quotidien Vecernji List). Signe d'un sursaut d'orgueil national plus que d'un profond euroscepticisme, le pourcentage d'opinions favorables, qui était de 78 % lorsque la Croatie a présenté sa candidature en 2003, avait chuté après le refus des Vingt-Cinq de fixer la date de l'ouverture des pourparlers.
Pour le Premier ministre croate, Ivo Sanader, l'essentiel est de démontrer que son gouvernement a fait, fait et fera tout ce qu'il peut pour mettre la mai




