Washington de notre correspondant
La journaliste du New York Times Judith Miller est sortie jeudi de la prison d'Alexandria (Virginie). Incarcérée depuis le 6 juillet pour outrage à magistrat, elle avait refusé de relater à la justice ses conversations avec l'une de sources dans l'affaire de l'espionne de la CIA Valerie Plame. Après de longues discussions par avocats interposés, Judith Miller a finalement accepté de coopérer, estimant que sa source Scooter Libby, directeur de cabinet du vice-président Dick Cheney n'y voyait pas d'inconvénient. Dès vendredi matin, la journaliste a témoigné devant le grand jury chargé de l'affaire.
Petit à petit, le procureur Patrick Fitzgerald parvient ainsi à ses fins : faire témoigner toutes les personnes impliquées dans une affaire très compliquée et politiquement explosive, puisqu'elle met directement en cause la Maison Blanche.
Couverture. En juillet 2003, le journaliste Robert Novak, dont les chroniques paraissent dans plusieurs journaux, révèle que la femme de Joe Wilson, un ancien ambassadeur et ardent opposant à l'invasion de l'Irak, est en réalité une espionne de la CIA. Trahir ainsi la couverture d'une agente est un crime fédéral. Une enquête est donc ouverte. Joe Wilson accuse le gouvernement d'avoir sciemment livré à la presse la réelle profession de sa femme, dans le seul but de le «punir». Dans un article au New York Times, il avait en effet raconté comment il avait enquêté en Afrique, à la demande de la CIA, pour vérifier si




