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Schröder-Merkel, le bras de fer continue

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Toujours pas de décision pour le poste de chancelier.

Publié le 07/10/2005 à 4h00

Berlin de notre correspondante

L'insoutenable suspense va encore durer jusqu'à dimanche soir, peut-être même lundi matin : le coriace Gerhard Schröder sera-t-il membre du futur gouvernement ? Si ses chances de rester chancelier semblent s'amenuiser de jour en jour, l'hypothèse qu'il devienne ministre des Affaires étrangères (c'est-à-dire juridiquement vice-chancelier) faisait, hier encore, l'objet de toutes les spéculations.

Décidés à former une «grande coalition», les principaux dirigeants de la CDU (droite) et du SPD (gauche) se sont retrouvés hier soir à Berlin pour une rencontre au sommet. Angela Merkel, la candidate de la CDU, Edmund Stoiber, président de la CSU bavaroise, le chancelier Schröder et Franz Müntefering, président du SPD, ont abordé la question du nom du futur chancelier. Angela Merkel apparaissait comme la mieux placée pour obtenir ce poste, près de trois semaines après les élections.

D'autres réunions sont prévues ce week-end pendant lequel le chancelier Schröder se rendra à Moscou pour l'anniversaire de son ami Vladimir Poutine. Comme à son habitude, Gerhard Schröder n'a pas abattu toutes ses cartes, de sorte que plusieurs poids lourds de la CDU semblaient redouter hier qu'il ne fasse encore l'une de ses «pirouettes».

Christian Wulff, le dirigeant CDU de Basse-Saxe a averti que deux choses n'étaient pas négociables : le poste de chancelière et celui de président du Bundestag, la CDU-CSU ayant quatre sièges d'avance sur le SPD. De son côté, le social-démocrat

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