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Libération

Derniers bus de clandestins au Maroc

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Panique à Oujda alors que l'opération de rapatriement s'achève.

Publié le 15/10/2005 à 4h06

Oujda envoyé spécial

Officiellement, l'opération de rapatriement de plusieurs centaines d'immigrés clandestins à partir d'Oujda, à la frontière algérienne, s'est terminée vendredi. Cette opération avait été décidée après une forte augmentation des tentatives de passage de clandestins dans les villes-enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, au nord du Maroc. 1 568 ressortissants du Mali et du Sénégal, pays qui avaient trouvé des accords avec Rabat, ont été renvoyés en cinq jours dans leur pays avec la mise en place d'un véritable pont aérien entre Oujda d'une part, et Bamako et Dakar d'autre part. Les deux centres d'accueil où étaient rassemblés ces centaines d'immigrés, dans le centre d'Oujda, sont désormais vides.

Pourtant, la tension est remontée fortement vendredi à Oujda, quand les autorités locales ont commencé à expulser de la ville, par bus, une centaine d'autres clandestins ­ Camerounais, Congolais, Ivoiriens... ­ qui avaient été rassemblés dans des cellules de la préfecture de police.

Un premier bus part en fin d'après-midi, au milieu d'un impressionnant dispositif policier. Entre 40 et 50 clandestins, qui n'ont pas été avertis de la destination du bus, sont nerveux, inquiets, et menottés deux par deux par des fixations plastique. Ceux qui tentent de parler aux journalistes ­ lesquels sont vite écartés par la police ­ sont pris à bras-le-corps jusqu'au bus. «On a peur d'être lâchés dans le désert où ils vont nous laisser mourir, parvient à crier l'un d'eux. La dernière

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