Londres de notre correspondante
La Grande-Bretagne a signé mardi un accord avec la Libye visant à lui réexpédier ses ressortissants considérés comme une «menace pour la sécurité nationale». Un accord accueilli par les plus vives critiques des organisations des droits de l'homme comme Amnesty, Human Rights Watch ou Liberty. Décidé à apporter une réponse musclée après les attentats de juillet, Londres avait annoncé en août sa volonté de se débarrasser de tous les indésirables liés à une organisation considérée comme terroriste ou présumés islamistes fondamentalistes.
Un premier accord a été signé avec la Jordanie, où Londres veut renvoyer le prédicateur islamiste Abou Qatada, considéré comme l'un des principaux relais d'Al-Qaeda en Europe. L'accord passé avec le régime de Khadafi concerne cinq Libyens arrêtés il y a deux semaines. Le gouvernement britannique assure avoir obtenu des deux pays la garantie que les expulsés ne seraient ni maltraités, ni torturés, ni exposés à la peine de mort. «Nous progressons dans notre démarche visant à pouvoir expulser des ressortissants étrangers sans danger pour eux», s'est félicité le ministre de l'Intérieur, Charles Clarke. Une assurance diplomatique tournée en dérision par Amnesty : «La torture et les morts suspectes en prison sont toujours signalées en Libye et c'est dangereusement se méprendre que d'attendre de pays qui pratiquent la torture qu'ils respectent un bout de papier promettant de ne pas torturer.»
Parmi les étrangers indésirable




