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Feu vert pour discuter le statut du Kosovo

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L'ONU a entamé les discussions pouvant déboucher sur l'indépendance de la région.

Publié le 25/10/2005 à 4h13

Six ans après l'intervention de l'Otan au Kosovo, le Conseil de sécurité des Nations unies a donné hier le coup d'envoi de l'ouverture de négociations pouvant déboucher, à terme, sur l'indépendance de cette région de 2 millions d'habitants, théoriquement sous souveraineté serbe et peuplée à plus de 90 % d'Albanais. Depuis l'entrée, en juin 1999, des forces de l'Otan dans cette province autonome du sud de la Serbie après une courte guerre contre le régime de l'ex-président Milosevic, le Kosovo est administré par l'ONU qui a, au fil des ans, créé les institutions permettant son fonctionnement, dont un président et un parlement.

Normes. Le fil conducteur de la communauté internationale était que la province devait atteindre un niveau acceptable de démocratie et de coexistence entre Albanais et Serbes pour définir son avenir de manière apaisée. C'est ce que, dans le jargon onusien, on avait appelé «les normes avant le statut». L'émissaire de l'ONU, Karl Eide, a constaté, dans un rapport récent, que les progrès ne s'étendaient pas à la justice, la police et les droits des minorités, mais a estimé que le statu quo ne pouvait plus satisfaire les protagonistes. Il a donc proposé d'avancer sur la question du futur statut du Kosovo tout en maintenant une présence internationale, plutôt européenne, tant militaire que civile, celle-ci ayant pour but d'améliorer la police et la justice. Ce modèle correspond à ce que beaucoup d'analystes de la région appellent «l'indépendance conditionnell

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