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Libération

La candidate de Bush évincée de la course à la Cour suprême

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Le rejet de Miers par l'extrême droite américaine affaiblit le Président.

Publié le 28/10/2005 à 4h17

Washington de notre correspondant

Au terme d'une campagne sans précédent, la droite de la droite américaine a réussi à torpiller la nomination d'Harriet Miers, conseillère juridique de Bush, à la Cour suprême. Celle-ci, dans une lettre au président, s'est retirée de la course, estimant que sa nomination était devenue un «fardeau» pour la Maison Blanche.

Dans un communiqué, Bush a «accepté à contrecoeur sa décision», mais il peut aussi la remercier : la controverse autour de sa nomination était devenue inextricable. Pour George Bush, cet épisode est un nouveau signe de faiblesse. Ensablée en Irak, engluée dans les difficultés budgétaires, la Maison Blanche est également menacée d'un scandale majeur dans l'affaire de l'espionne «trahie» Valerie Plame : plusieurs responsables de la Maison Blanche pourraient être inculpés dès aujourd'hui (1).

Hier, la droite radicale exultait sans complexe. «La droite a montré son pouvoir !», clamait ainsi la polémiste Ann Coutler, son égérie. Cette droite, qui constitue la base politique originelle de Bush, n'a jamais accepté le choix de Miers. Pour ces militants, il n'y a pas de décision politique plus importante que la nomination des juges à la Cour suprême, qui ont le pouvoir de changer le droit américain en ce qui concerne l'avortement, l'euthanasie, la peine de mort ou les questions raciales.

Eglise évangélique. Harriet Miers est certes une femme franchement conservatrice : groupie de Bush depuis des années, elle est affiliée à une Eglise évan

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