Amsterdam de notre correspondante
Les abords du centre de rétention de Schiphol-Est sont bouclés par les forces de l'ordre néerlandaises. Sur la route, bordée de bureaux ultramodernes, à 4 km du hall principal de l'aéroport d'Amsterdam, des corbillards aux vitres teintées circulent sous escorte policière. Un Néerlandais d'origine surinamienne tente de se rapprocher du lieu du sinistre. Ce rasta aux dents d'or cherche à savoir si le nom de son cousin, incarcéré pour trafic de drogue, figure sur la liste des 11 morts et 15 blessés victimes de l'incendie qui, dans la nuit de mercredi à jeudi, a ravagé ce centre de détention pour étrangers illégaux. Un policier finit par l'éconduire d'un «bon, allez, au revoir».
Préfabriqué. A la mi-journée, hier, aucune information n'avait encore été donnée sur la nationalité et l'identité des disparus, tous des sans-papiers ou des passeurs de drogue, pour la plupart arrêtés avec des chargements de cocaïne à l'arrivée de vols en provenance des Antilles.
Selon le service d'information de la police de Schiphol, cet incendie n'est pas le premier à frapper le centre, construit en 2002 à côté de l'aéroport pour détenir jusqu'à 350 personnes. «Le feu s'était déjà déclaré dans ce bâtiment peu après sa construction», indique un porte-parole de la police. Une dizaine de cellules de deux personnes ont été détruites, dans une aile qui en comprenait 24. Un toit s'est effondré, dans un bâtiment préfabriqué construit de manière temporaire, à un moindre coût.
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