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Libération

Un jeune loup à la tête des conservateurs britanniques

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David Cameron, 39 ans, s'affiche comme le Tony Blair des Tories.

Publié le 07/12/2005 à 4h50

Londres de notre correspondante

Vêtu sport avec un blouson rouge orangé éblouissant, on le voyait hier à la télévision quitter sa maison en bicyclette. Auparavant, avec sa femme Samantha, il s'était probablement occupé de son fils Ivan, lourdement handicapé et âgé de 4 ans, et de son bébé, Nancy. Plus personne n'ignore qu'il a probablement fait quelques bêtises durant sa vie d'étudiant comme fumer du cannabis, ce qu'il a refusé de démentir tout à fait... Cette forte dose de marketing familial et personnel, ajoutée à une volonté de modernisation, a permis à David Cameron, tout juste 39 ans, d'être élu hier nouveau leader du Parti conservateur par 68 % des 198 844 adhérents votants. Présenté par la presse comme le Tony Blair des tories, il a vendu l'idée d'un «conservatisme moderne, compatissant» et «optimiste» à un parti qui a éreinté quatre leaders au cours des dix dernières années et accumulé les défaites.

Handicaps. Dès le lendemain des élections, le 6 mai, Michaël Howard, précédent patron conservateur, avait annoncé sa démission. Sa campagne très négative avait été un échec. En se lançant dans la bataille de la succession, Cameron, jusque-là titulaire du portefeuille de l'éducation dans le shadow cabinet des tories, partait avec quelques handicaps. Sa faible notoriété. Son manque d'expérience, puisqu'il n'a été élu pour la première fois député qu'en 2001, face à des adversaires autrement rompus, comme celui qu'il a battu hier, David Davis, 56 ans, ex-ministre des Affaires e

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