Recherché depuis 2001 par la justice internationale pour crimes de guerre contre des civils serbes, le général croate Ante Gotovina a été arrêté par la police espagnole dans la nuit de mercredi à jeudi dans un hôtel de Tenerife, aux Canaries. Incarcéré, il doit être déféré devant un juge madrilène, avant d'être transféré, sans doute dès aujourd'hui, au Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie à La Haye.
L'inculpé n'a aucun moyen de s'opposer à son transfert à la prison du TPI. La loi espagnole prévoit en effet la «remise immédiate» de tout suspect recherché par le TPI, sans recours possible. Le gouvernement espagnol a félicité les forces de sécurité de «cette brillante et importante opération de police qui a permis la capture de l'un des criminels de guerre les plus recherchés des Balkans».
Les satisfecit ont plu dans les capitales de l'Union européenne qui en octobre dernier ont officiellement ouvert les négociations d'adhésion de la Croatie à l'UE alors que la capture de Gotovina, exigée en préalable, faisait toujours défaut. La Croatie s'était alors engagée à poursuivre ses efforts pour appréhender le fugitif. Il semble qu'elle a tenu parole. Le commissaire à l'Elargissement Olli Rehn a déclaré hier que le gouvernement croate et les autorités espagnoles avaient «bien coopéré» pour aboutir à l'arrestation du général Gotovina. Il n'a pas dévoilé en quoi avait consisté cette coopération, saluée également hier par Javier Solana, le haut représentant pour la poli




