Washington de notre correspondant
Cette semaine, le Tout-Washington s'amuse de l'affaire de la «bulle». Newsweek a publié, en première page, un photomontage montrant le Président coincé dans une grosse bulle de savon, avec pour titre «Bush's World». Le président a été interrogé par un journaliste de NBC sur l'affaire. «C'est la première fois que je vois ce magazine», a-t-il répondu naïvement, confirmant l'analyse de Newsweek. «Ne demandez jamais à un type dans une bulle s'il est dans une bulle. Il ne peut répondre, parce qu'il est dans une bulle», persiflait hier Maureen Dowd, la chroniqueuse «bushophobe» du New York Times.
Progrès. Depuis quelques semaines pourtant, le président américain a cessé de dégringoler dans les sondages, passant de 37 % à 42 % d'opinions favorables en un mois, selon Ipsos et Gallup. Les experts sont perplexes. Chacun y va de son explication : la baisse du prix de l'essence, des bonnes nouvelles économiques... Les partisans du Président, eux, sont convaincus que cette embellie est liée à la reprise en main de la communication sur l'Irak. Depuis quinze jours, Bush ne cesse d'évoquer les «progrès» et la «transformation remarquable» de l'Irak, symbolisés selon lui par les élections. Il a prononcé pas moins de quatre discours en deux semaines sur le sujet.
Cette campagne a été lancée le 30 novembre, devant l'académie navale, à Annapolis, dans le Maryland (Libération du 1er décembre) : Bush y a présenté une «stratégie nationale pour la victoire en Irak». «P




