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Le traitement postopératoire de Sharon mis en cause

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Opéré une troisième fois vendredi, le Premier ministre reste dans un état critique mais pas «irréversible».

Publié le 07/01/2006 à 20h00

Jérusalem de notre correspondant

L'état de santé d'Ariel Sharon restait vendredi soir des plus préoccupants, alors qu'une polémique a éclaté sur le traitement postopératoire après sa première attaque du 18 décembre. Vendredi, les chirurgiens de l'hôpital Hadassah ont dû intervenir une troisième fois en urgence pour endiguer une nouvelle hémorragie cérébrale qui avait brutalement fait monter la pression sanguine intracrânienne du patient. L'opération a duré près de cinq heures. Les conclusions des premiers examens radiologiques indiquaient une stabilisation de l'état du Premier ministre. «Par comparaison avec les scanners précédents, il y a une amélioration significative», a assuré à la presse le professeur Shlomo Mor Yossef. «Au cours de cette intervention, nous avons abaissé la pression dans la boîte crânienne et drainé des caillots de sang de l'opération précédente.» La situation du malade est néanmoins toujours considérée comme critique. Il a été à nouveau plongé dans un coma artificiel profond, sous sédatifs et assistance respiratoire. «Son état est grave, mais je ne peux pas dire que c'est irréversible. Nous devons attendre un certain temps pour voir comment cela évolue», a estimé le professeur Felix Umansky, chef des équipes chirurgicales en charge du Premier ministre. «Nous croyons que les dommages vont provoquer une paralysie. Sa locution sera peut-être affectée à un certain degré mais ses facultés cognitives le seront moins», pronostique un autre médecin, cité par le

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