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Morales en Europe, avec modération

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A Paris jusqu'à samedi, le nouveau président bolivien veut rassurer les Etats et les investisseurs.

Publié le 07/01/2006 à 20h00

evo Morales en a marre qu'on le traite «de rouge, de communiste». Le nouveau président bolivien, élu le 18 décembre, était donc à Paris, vendredi, en partie pour rassurer les investisseurs étrangers.

Pétrole. «Nous voulons refonder la Bolivie et que l'Etat récupère la propriété de ses ressources naturelles, mais nous ne voulons ni confisquer ni exproprier. Nous voulons des associés mais pas des maîtres. Il est bien clair que les entreprises qui coopéreront profiteront de leurs investissements, mais l'Etat doit aussi en tirer des bénéfices.» Ce samedi, le leader du pays le plus pauvre d'Amérique du Sud, le premier président bolivien à revendiquer ses racines indiennes, devait rencontrer Jacques Chirac avant de poursuivre son tour du monde vers la Chine, l'Afrique du Sud puis le Brésil. Mais, à Paris, aucune rencontre avec les responsables du groupe Total, un des principaux investisseurs français en Bolivie, n'était annoncée. A Madrid, jeudi, Evo Morales avait rencontré la présidence du groupe pétrolier espagnol Repsol, qui a mis 800 millions d'euros dans des puits de pétrole et de gaz boliviens, mais aussi les responsables de la Confédération des chefs d'entreprise. Il leur a tenu le même langage qu'à Paris : «La nouvelle Bolivie n'exclut personne, n'exclut pas les chefs d'entreprise, nous protégerons la propriété privée.»

Il y a moins d'une dizaine d'années, la Bolivie a commencé à découvrir d'importants gisements de gaz naturel qui font désormais du pays la deuxième plus gros

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