Washington de notre correspondant
Un pays, l'Iran, dont le président souhaite explicitement «rayer Israël de la carte», cherche à développer un programme nucléaire. Il s'agit d'une menace très sérieuse, mais comment l'affronter ? Faut-il frapper les installations nucléaires iraniennes avant qu'il ne soit trop tard, conformément à la doctrine de la «préemption» formulée par George W. Bush en 2002 ? Depuis que Téhéran, le 10 janvier, a annoncé la remise en route de ses centrifugeuses d'enrichissement d'uranium, le débat fait rage à Washington. Bush et son équipe restent très prudents sur la question, et continuent de se réfugier derrière les efforts diplomatiques des Européens. Même le vice-président Dick Cheney, interrogé la semaine dernière, s'est débarrassé du sujet comme d'un sparadrap encombrant : «Aucun Président ne devrait jamais exclure l'option militaire. Restons-en là.»
Les néoconservateurs, qui jugent le second mandat de Bush beaucoup trop mou comparé au premier, sont repartis en campagne. Dans la dernière édition du Weekly Standard, leur chef de file Bill Kristol signe un éditorial titré : «Et maintenant, l'Iran». Il renvoie dos à dos les colombes qui veulent donner à la diplomatie une chance et «certains faucons» qui comptent sur Israël pour s'occuper du problème. Selon lui, la seule façon d'amener l'Iran à renoncer à la bombe est de négocier, mais «en gardant l'option militaire ou diverses options militaires sur la table».
Ton martial. L'un des plus déterminés s




