Bogota de notre correspondant
«Votre douleur est notre douleur», a déclaré le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy aux familles d'otages séquestrés par la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, extrême gauche) qu'il a rencontrées hier à Bogota lors d'une visite d'une journée. Il a aussi promis à ces familles, dont celle de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, otage des Farc depuis près de quatre ans, la poursuite des efforts des trois pays européens (France, Espagne, Suisse) pour obtenir l'ouverture de pourparlers entre gouvernement et rebelles.
La réunion a eu lieu dans la résidence de l'ambassadeur français. Outre Yolanda Pulecio, mère d'Ingrid Betancourt, y participaient les familles d'une autre Franco-Colombienne, Aida Duvaltier, enlevée en mars 2001, et de Marc Beltra, un étudiant français de 23 ans disparu il y a deux ans dans la forêt amazonienne entre Colombie et Pérou.
Ouverture. Cette visite éclair survient alors que les tractations pour la libération de Betancourt et celle des autres otages de la guérilla sont quasiment au point mort. Les Farc, qui réclament la remise en liberté de leurs combattants en échange de celle de l'ex-sénatrice et de 58 autres otages, affirment même dans un communiqué qu'il «est clair que [cet] échange humanitaire n'aura pas lieu avec [le président de droite] Uribe».
Alvaro Uribe, à qui les sondages promettent une facile réélection en mai, a pourtant donné un signe d'ouverture, en décembre. Il a ac




