Menu
Libération

Lessive roumaine pour séduire Bruxelles

Réservé aux abonnés

Alors que l¹UE conditionne l¹adhésion à la lutte anticorruption, les scandales se multiplient.

Publié le 31/01/2006 à 20h12

Bucarest de notre correspondant

«Tatie Tamara» est devenue la femme la plus célèbre de Roumanie. Une célébrité acquise post mortem : décédée l'an dernier à l'âge de 97 ans, cette femme a légué près de 1 million d'euros ­ dont 600 000 en liquide ­ à l'ancien Premier ministre Adrian Nastase, numéro 2 du Parti social-démocrate (PSD, opposition) et président de la Chambre des députés. La façon dont la vieille dame ­ qui vivait dans un modeste studio loué à Bucarest avec une retraite de 120 euros par mois ­ aurait subitement fait fortune a intrigué les médias. Tatie Tamara, ironisait le journal Evenimentul Zilei, a fait preuve d'une «clairvoyance extraordinaire» en se lançant dans de très lucratives affaires immobilières cinq ans avant sa mort. Le département national de lutte contre la corruption ayant décidé l'ouverture d'une enquête, Adrian Nastase a démissionné de la direction du PSD afin de ne pas «entacher» l'image du parti. Comme un malheur n'arrive jamais seul, un autre haut responsable social-démocrate, l'ancien ministre de l'Industrie Dan Ioan Popescu, vient de voir ses biens mis sous séquestre, faute d'avoir pu justifier l'acquisition de ce patrimoine d'environ 1,3 million d'euros.

«Machination». Mircea Geoana, président du PSD, dénonce une «machination politique» orchestrée par le gouvernement libéral. Pourtant, les scandales n'éclaboussent pas que l'opposition. Le département national anticorruption vient ainsi d'engager des poursuites pénales contre le vice-Premier mi

Dans la même rubrique