Menu
Libération

Télé-réalité politique aux Pays-Bas

Réservé aux abonnés

Geert Wilders, député populiste, s'est laissé filmer au quotidien.

Publié le 16/02/2006 à 20h21

Amsterdam de notre correspondante

Gros plan, au générique, sur le sourire de Geert Wilders. Ce député ultraconservateur de 42 ans joue son propre rôle dans un «docu-feuilleton», une première du genre. Intitulée «Wild, Wilder, Wilders», jeu de mots sur son nom et le mot «sauvage», l'émission consiste à saucissonner en épisodes hebdomadaires de sept à dix minutes la vie quotidienne de l'homme politique le plus menacé des Pays-Bas. Connu pour son anti-islamisme primaire, Wilders vit sous haute protection depuis l'assassinat de Theo van Gogh, le 2 novembre 2004, par un intégriste maroco-néerlandais.

Islamisation. «L'islam est une religion arriérée, incompatible avec la démocratie», répète Geert Wilders dans la vraie vie. Ce dissident du Parti libéral (VVD) s'est prêté au jeu de la télé-réalité, en s'efforçant de laisser, autant que possible, la politique au vestiaire. Il rêve de combler le vide laissé en 2002 par le meurtre de Pim Fortuyn, chef charismatique de la droite populiste. Son programme : fermer les frontières et empêcher «l'islamisation de la société néerlandaise».

Dans les studios de TV Limburg, la chaîne régionale qui a osé le concept du «docu-feuilleton», Dion Graus exulte. L'idée de ce jeune producteur pourrait bien rejoindre Big Brother au panthéon de la télé-réalité néerlandaise. Dix épisodes pilotes ont été diffusés entre Noël et février par TV Limburg, regardée par 540 000 ménages. Succès total. Désormais, les enchères montent : les chaînes se disputent l'achat du

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique