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Prolifération nucléaire: «l'exception indienne»

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Publié le 02/03/2006 à 20h30

New Delhi de notre correspondant

George Bush est arrivé hier soir en Inde pour une visite officielle de trois jours qui, comme celle de Jacques Chirac la semaine dernière, devrait être dominée par le dossier du nucléaire civil. Après huit mois de négociations, Washington et New Delhi espèrent signer un accord de coopération bilatérale dans ce domaine ultrasensible. S'il est approuvé par le Congrès américain, il permettra à l'Inde d'obtenir des Etats-Unis, voire d'autres pays, du combustible et des équipements pour son programme civil. Une première internationale puisque New Delhi n'est pas signataire du traité de non-prolifération nucléaire, ce qui lui interdit normalement toute assistance des membres du groupe des fournisseurs de nucléaire (NSG), le club informel qui réunit les 44 puissances nucléaires reconnues.

Energivore. Pour autant, l'Inde est une puissance nucléaire avérée depuis 1998 et ne cache pas son ambition de développer ses capacités civiles pour soutenir sa croissance économique, de plus en plus énergivore. D'autant qu'elle importe 70 % de ses besoins pétroliers et subit donc de plein fouet la hausse du prix du baril, alors que le nucléaire ne compte que pour 2,7 % de ses ressources énergétiques. Les scientifiques indiens travaillent donc d'arrache-pied pour répondre aux besoins grandissants, mais une aide extérieure permettrait d'accélérer le processus. Sachant que le pays aura besoin de 25 à 30 nouvelles centrales ces prochaines décennies, une telle ouverture

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