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Les Etats-Unis déclarent Téhéran menace numéro 1 pour leur sécurité

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Dans le rapport sur la stratégie pour la sécurité nationale de la Maison Blanche, publié hier, l'Iran est accusé de tous les maux.

Publié le 17/03/2006 à 20h39

Washington de notre correspondant

En 2002, l'Iran n'était cité qu'une seule fois dans le «rapport sur la stratégie pour la sécurité nationale» des Etats-Unis ; et il l'était au titre de victime des armes de destruction massive du régime de Saddam Hussein. Dans la nouvelle mouture du rapport, rendue publique hier par la Maison Blanche, l'Iran est désormais, très officiellement considéré comme la menace numéro 1 pesant sur la sécurité des Etats-Unis.

Le régime de Téhéran «parraine le terrorisme, menace Israël, tente de contrarier la paix au Moyen-Orient, sape la démocratie en Irak, et rejette les aspirations de son peuple à la liberté». En matière de prolifération, l'Iran qui, «depuis vingt ans cache ses efforts nucléaires» et «refuse de négocier de bonne foi», est le «plus grand défi posé par un seul pays». Par comparaison, la Corée du Nord n'est qu'un simple «défi sérieux».

Action préemptive. Le président américain a l'obligation de rédiger tous les quatre ans ce rapport offrant une vue générale de la stratégie américaine. En 2002, George W. Bush y avait introduit la doctrine de «l'action préemptive», qui prévoit la possibilité d'user de la force contre un pays jugé menaçant, sans attendre une première attaque. Cette notion a profondément bouleversé la politique étrangère américaine traditionnelle, qui reposait jusque-là sur les notions de dissuasion et d'endiguement (containment) des pays jugés hostiles. Malgré le fiasco de la guerre en Irak, Bush n'a pas renoncé à la doctrine

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