Berlin de notre correspondante
Premier test électoral réussi pour la grande coalition. Quatre mois après l'accession d'Angela Merkel à la Chancellerie, le gouvernement SPD-CDU sort renforcé des régionales partielles. Quelque 12,4 millions d'électeurs, soit un cinquième du corps électoral allemand, étaient appelés aux urnes dimanche dans trois des seize Länder du pays. A l'issue de ces scrutins, les deux partis au pouvoir ont remporté des victoires suffisamment nettes pour ne pas remettre en cause l'équilibre du gouvernement fédéral.
Exploit. C'est surtout vrai dans les deux Länder de l'Ouest. En Bade-Wurtemberg, le CDU Günther Oettinger a été confirmé dans son poste de ministre-président en remportant 44,2 % des voix. En Rhénanie-Palatinat, le très populaire ministre-président SPD Kurt Beck, qui se présentait pour un troisième mandat, a réussi l'exploit d'obtenir la majorité absolue des sièges avec 45,6 % des voix. En Saxe-Anhalt (Est), le CDU Wolfgang Böhmer, arrivé en tête, conserve son fauteuil de ministre-président. Mais le mauvais score de son colistier libéral l'oblige à envisager une grande coalition avec le SPD.
Pour de nombreux commentateurs, ce mouvement s'explique par «l'effet Merkel» dans les médias et sur la scène internationale. «Habituellement, une alliance des partis de gauche et de droite conduit automatiquement à une poussée des extrêmes, commente le politologue Peter Lösche. Surtout quand le taux de participation est faible.» Or, en Saxe-Anhalt, il n'y avait




