En refusant de condamner l'attaque-suicide de Tel-Aviv, lundi, le nouveau gouvernement palestinien a accru un peu plus son isolement. Confronté à son premier acte terroriste depuis son entrée en fonction, le Premier ministre et dirigeant du Hamas, Ismaïl Haniyeh en a rejeté hier la responsabilité sur Israël. «La poursuite de l'occupation et des agressions sont à l'origine de ce cycle», a-t-il déclaré lors de la réunion hebdomadaire de son cabinet.
Un peu auparavant, son ministre de l'Intérieur, également Hamas, Saïd Seyam, avait lui aussi justifié cet attentat, revendiqué par le Jihad islamique, qui a fait neuf morts, outre le kamikaze : «Nous ne sommes pas une grande puissance capable de lutter contre les missiles et les avions de l'occupation mais notre peuple a la volonté et le droit de se défendre».
Des propos sévèrement critiqués par la communauté internationale qui a déjà privé l'Autorité palestinienne d'une partie de son aide financière. Même la Turquie a dénoncé l'attitude du Hamas. C'était pourtant le premier pays à avoir accueilli une de ses délégations après sa victoire aux élections législatives.
Riposte limitée. Israël accentue également sa pression sur le pouvoir islamiste. A l'issue d'une réunion de crise, le gouvernement d'Ehud Olmert a annoncé qu'il tenait le Hamas pour responsable de l'attentat, mais a choisi à ce stade de «limiter» sa riposte. Il a ainsi été décidé de confisquer les cartes de résidents israéliens à trois députés du mouvement islamiste de Jéru




