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Libération

La corruption gangrène le Parti communiste vietnamien

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Publié le 19/04/2006 à 20h58

Bangkok de notre correspondant

Sous les accusations de corruption, des règlements de compte entre factions communistes. Au Vietnam, l'émergence de scandales de corruption est très souvent le reflet de luttes entre groupes politiques pour s'approprier des postes clés à la tête du Parti communiste, dans ce qui est l'un des derniers régimes à parti unique de la planète.

Alors que le Xe congrès du PC s'est ouvert hier à Hanoi, l'affaire du PMU 18, du nom d'une entreprise d'Etat chargée des travaux publics, qui défraie la chronique et catalyse une presse revigorée, s'inscrit dans cette ligne. Mais ce nouveau scandale fait figure d'exception par son ampleur : le ministre des Transports (qui chapeaute le PMU 18) a été contraint à démissionner début avril, des généraux de police et des juges sont mis en difficultés et même l'homme théoriquement le plus puissant du pays, le secrétaire général du PC, Nong Duc Manh, est éclaboussé. Surtout, cette affaire scabreuse témoigne de l'extension croissante d'une corruption qui gangrène non seulement le Parti, mais aussi une bonne partie du secteur privé. «Il ne s'agit pas seulement des circuits du Parti. C'est général, qu'on soit du Parti ou non, on peut être corrompu ou corrupteur», indique un journaliste vietnamien requérant l'anonymat.

Enorme trafic. L'affaire démarre en décembre avec un coup de filet au zoo de Hanoi : une vingtaine de personnes pariant aux cartes ­ ce qui est illégal ­ sont arrêtées. Lors d'une perquisition chez l'un des joue

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