Bruxelles correspondance
L'arrestation d'un suspect polonais dans l'affaire du meurtre du lycéen Joe Van Holsbeeck, poignardé à la gare de Bruxelles pour un baladeur MP3, a provoqué une onde de soulagement dans la classe politique belge, qui craignait des tensions avec une communauté maghrébine immédiatement mise en cause.
La ministre belge de la Justice, Laurette Onkelinx, a confirmé hier l'arrestation, lundi, d'un Polonais de 16 ans dont la famille vit illégalement en Belgique. Qui a avoué avoir participé à l'agression. De nouvelles images de meilleure qualité, livrées par des caméras de surveillance du métro, ont permis à des enseignants d'identifier formellement l'un des deux agresseurs de la gare centrale. Le jeune homme a indiqué aux policiers que son complice, auteur présumé des coups de couteau, de passage en Belgique, aurait pris la fuite en Pologne. Les autorités judiciaires polonaises attendent des informations via Interpol avant de lancer leurs recherches.
Amalgame. «C'est un soulagement, a déclaré Onkelinx. Les institutions ont tout simplement fonctionné comme elles le doivent.» Pourtant, c'est une communauté tout entière qui a été montrée du doigt, sur la foi des premières indications de la police, évoquant le «type nord-africain» des agresseurs. Il y a quelques jours, l'Union des mosquées de Bruxelles avait elle-même demandé aux meurtriers de se rendre. Malgré le refus des parents de Joe de céder à l'amalgame et à la récupération par l'extrême droite, ce meurtre




