A Strasbourg, à Bruxelles
La municipalité de Strasbourg a-t-elle tenté d'arnaquer le Parlement européen de la coquette somme de 29 millions d'euros ? Après avoir acheté le nouvel hémicycle flambant neuf de Strasbourg, le Parlement a décidé d'acquérir deux immeubles de bureaux mitoyens qu'il loue 10,5 millions d'euros par an. La vente est conclue pour 136 millions d'euros avec le fonds de pension néerlandais, la SCI Erasme, propriétaire des lieux.
Mais, début mars, à la veille de la signature du compromis de vente, le Parlement découvre un lézard : la SCI s'est engagée à reverser à la ville 29 millions d'euros de la somme... Le vert Gérard Onesta, vice-président du Parlement chargé de la politique immobilière, décide donc de tout bloquer «afin d'obtenir des explications non seulement sur le surcoût que le Parlement devra payer sur cette vente, mais aussi sur les surloyers que l'on verse depuis 1981 sans le savoir».
La ville de Strasbourg était théoriquement prête à céder le terrain pour un euro symbolique, comme cela s'est toujours fait. Et ce, malgré l'existence d'un bail emphytéotique conclu entre la municipalité et la SCI au terme duquel la ville devait devenir propriétaire des bâtiments en 2047. Alors que la maire de Strasbourg, l'UMP Fabienne Keller, avait affirmé au Parlement qu'elle renonçait à toute indemnité pour la résolution du bail, voilà qu'elle va en fait percevoir un dédommagement de 29 millions d'euros.
Dans l'urgence, elle et le président de la communauté urbaine




