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Libération

Mahmoud Abbas poursuit sa quête à Paris

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Chirac propose de régler les fonctionnaires palestiniens via la Banque mondiale.

Publié le 28/04/2006 à 21h04

C'est un appui sonnant et trébuchant, mais aussi diplomatique, que Mahmoud Abbas vient chercher en Europe. Après Ankara, Oslo et Helsinki, le président de l'Autorité palestinienne est arrivé hier soir à Paris, porteur d'un même message : les bailleurs de fonds doivent rétablir leur aide sous peine d'asphyxie de la Palestine. «Sans fonds, je ne pense pas que nous puissions survivre», a-t-il prévenu.

Salaires. Jacques Chirac, qu'il rencontre aujourd'hui à l'Elysée, devrait lui soumettre un mécanisme afin de régler le problème très urgent des salaires de son administration. Faute d'argent, ses quelque 160 000 fonctionnaires, qui font vivre près d'un tiers de la population, n'ont pas été payés depuis fin mars. Pour contourner le boycottage d'un gouvernement dirigé par le Hamas, la France propose que les salaires soient versés directement par la Banque mondiale à partir d'un «fonds fiduciaire» créé à cet effet. «Cela peut se faire assez vite», assure-t-on dans l'entourage du chef de l'Etat. Mais il n'est pas du tout certain que ce projet obtienne l'aval du Parlement de Strasbourg. A l'instar des Etats-Unis, plusieurs pays de l'UE refusent tout distinguo entre l'administration palestinienne et le Hamas.

«Ingérable». En pratique, on voit mal comment les pays donateurs pourront verser des salaires sans passer par les ministères existants. «Et si le Hamas nomme 1 000 fonctionnaires, qu'est-ce que les Européens feront ? Ils demanderont une fiche ? C'est ingérable», s'écrie un responsabl

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