New Delhi de notre correspondant
Symbole du retour à la démocratie, le Parlement népalais a rouvert ses portes vendredi pour la première fois en quatre ans, entérinant la victoire du mouvement antimonarchique lancé le 6 avril par les partis d'opposition. Peu avant l'ouverture de la session inaugurale, l'alliance des sept partis chargés de former le nouveau gouvernement a cependant annoncé que le futur Premier ministre, Girija Prasad Koirala, était trop malade pour assister à sa propre investiture. Gros fumeur atteint d'une bronchite, Koirala est en effet âgé de 84 ans et souffre de problèmes de santé depuis des années.
Unanimité. La veille, déjà, ce vieux routier de la politique népalaise n'avait pas pu assister à un rassemblement à Katmandou pour célébrer la victoire du mouvement pro démocratique, qui a fait au moins 14 morts et plus de 5 000 blessés avant que le roi accepte de rouvrir la Chambre, lundi soir. Pourquoi avoir choisi cet octogénaire pour diriger le pays dans cette phase historique ? Parce qu'il est le seul à faire l'unanimité au sein de l'alliance des sept, qui risquait, sinon, de s'entre-déchirer dans une lutte de pouvoir pour le moins malvenue, compte tenu de l'espoir soulevé par le mouvement antimonarchique dans la population. Sans le Premier ministre, les députés n'ont pas pu prendre de décisions, vendredi. Ils ont juste observé deux minutes de silence en hommage aux 14 manifestants tombés pour la démocratie et annoncé des discussions en vue de l'élection d'




