Pour des raisons «humaines» et «politiques», Jacques Chirac souhaite une reprise de l'aide à l'Autorité palestinienne et a fait vendredi des propositions en ce sens à son président, Mahmoud Abbas. Durant leur entretien à l'Elysée, le chef de l'Etat a notamment évoqué la création d'un «fonds fiduciaire» géré par la Banque mondiale, pour payer les salaires des quelque 160 000 fonctionnaires palestiniens. Il a l'intention de soumettre ses idées aux membres du quartet composé de l'Union européenne, des Etats-Unis, de la Russie et de l'ONU, avant leur prochaine réunion prévue le 9 mai.
Scepticisme.
Lors d'une conférence de presse tenue dans la foulée, Mahmoud Abbas a salué cette initiative, mais a laissé pointer un certain scepticisme. «Pour nous être utile, le mécanisme doit être opérationnel le plus rapidement possible, a-t-il souligné. Nous ne voulons pas avoir à gérer une situation plus dangereuse que celle que nous constatons aujourd'hui.» Les responsables palestiniens ont accueilli l'offre de Jacques Chirac avec d'autant plus de prudence que la décision ne lui appartient plus. Lors du Conseil européen du 10 avril, la France a voté, comme tous les autres Etats membres, la suspension de l'aide directe au gouvernement dirigé par le Hamas. Elle ne peut peser sur le quartet qu'à travers l'Union européenne. Par ailleurs, le fonds fiduciaire que le chef de l'Etat veut mettre en place existe déjà. Depuis 2002, les pays donateurs règlent une partie du traitement des fonctionnaires pal




