New York de notre correspondant
Si une personne incarne les programmes de surveillance des communications téléphoniques qui font tant scandale aux Etats-Unis, après des révélations successives dans la presse, c'est bien le général Michael Hayden. Car c'est lui qui dirigeait la National Security Agency (NSA), une branche du Pentagone qui les a mis en place pour lutter contre le terrorisme. Or, c'est le même Hayden qui a été choisi par Bush pour diriger la CIA. Hier, devant la commission du renseignement du Sénat, qui doit encore avaliser sa nomination, il a défendu ses actions à la tête de cette agence de renseignement qu'il a dirigée entre 1999 et 2005. .
Le quotidien USA Today a affirmé la semaine dernière que la NSA collectait en secret des relevés d'appels téléphoniques passés par des dizaines de millions d'Américains, grâce à la collaboration des opérateurs AT&T, Verizon, et BellSouth. Pat Roberts, le républicain qui préside la commission sénatoriale, a d'emblée estimé qu'une discussion approfondie sur les écoutes devait attendre une audition à huis clos. Au contraire, le démocrate Carl Levin voulait entendre les vues du militaire sur ce programme qu'il a «longtemps administré».
Hayden a donc oscillé entre ces deux demandes contradictoires : tenter de rassurer sans rien révéler. Il a admis avoir participé à l'élaboration des programmes. Son rôle, explique-t-il, était de répondre à cette question après les attentats du 11 septembre: «Y a-t-il quelque chose de plus que nous p




