Bangkok de notre correspondant
Les premières forces militaires étrangères ont débarqué hier dans la capitale du Timor-Oriental pour rétablir l'ordre à la demande du gouvernement est-timorais, après plusieurs jours de combats sporadiques entre factions de l'armée locale ; 150 commandos australiens ont sécurisé l'aéroport de Dili, en prévision de l'arrivée de forces militaires venues d'Australie, de Nouvelle-Zélande, de Malaisie, mais aussi du Portugal, l'ancienne puissance coloniale. Canberra prend la situation suffisamment au sérieux pour avoir prévu de dépêcher à Timor près de 1 300 soldats.
«Beaucoup de morts».
Selon l'ONU, 9 policiers ont été tués et 27 autres blessés, hier, lorsqu'un soldat «mentalement perturbé», imité par ses collègues, a tiré à Dili sur son unité. Mais le bilan est sans doute beaucoup plus lourd : dans les collines de l'ouest de la capitale, des villageois armés de machettes, d'arcs et de lance-pierres se sont affrontés. A Dili, des hommes en tenue de camouflage traversent la ville à bord de camions en déchargeant leurs fusils d'assaut. Des combats intenses autour du siège de la police auraient fait «beaucoup de morts», selon une radio locale gérée par les Nations unies.
Quatre ans presque jour pour jour après son indépendance, cette jeune nation replonge dans un maelström de violence qui rappelle les heures noires de la fin des années 90. Plus de 1 400 Timorais avaient été massacrés et près de 80 % des infrastructures du territoire détruites, en 1999, pa




