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Libération

«On doit le calme revenu à Uribe»

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Champion de la lutte contre l'insécurité, le président colombien a été réélu au premier tour.

Publié le 30/05/2006 à 21h24

Bogotá de notre correspondant

C'est une réélection aux allures de plébiscite : le chef de l'Etat conservateur Alvaro Uribe a été réélu dimanche par les électeurs colombiens dès le premier tour, avec 62 % des voix, et sera le premier président du pays à enchaîner deux mandats depuis l'avènement du suffrage universel. Fuyant les débats, il a relégué ses adversaires sociaux-démocrates, Carlos Gaviria et Horacio Serpa, à des scores respectifs de 22 % et 12 %. Sur un continent dominé par le «révolutionnaire» vénézuélien Chávez ou l'ex-syndicaliste brésilien Lula, c'est un dirigeant favorable aux Etats-Unis et au libre-échange que les Colombiens ont élu haut la main.

Le si populaire Uribe est pourtant un personnage austère : il travaille dès l'aube, ne boit pas ­ pour ne pas laisser déborder un tempérament explosif, de son propre aveu ­, ne danse pas, ou très mal, et recommande aux jeunes Colombiennes mères célibataires l'abstinence avant le mariage. Le petit avocat aux traits sévères a pourtant démontré tout au long de son mandat, grâce à des réunions hebdomadaires dans les moindres petites villes, un magnétisme qui séduit la majorité des Colombiens.

Ce grand propriétaire terrien, amoureux des chevaux, «maîtrise parfaitement le langage des paysans et des petites gens, explique un de ses anciens conseillers, Jaime Jaramillo. Et sa mémoire lui permet d'appeler par son prénom un sympathisant avec qui il a discuté une fois en deux ans». En poncho dans les Andes, coiffé d'un chapeau de p

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