Lundi et mardi doit se tenir à Quito, en Equateur, un sommet décisif de la CAN, la Communauté andine des nations, un accord économique et politique qui réunit outre l'Equateur le Pérou, la Bolivie, la Colombie et le Venezuela. La CAN est menacée de disparition depuis que le Venezuela de Hugo Chavez menace d'en sortir si la Colombie et le Pérou ne renoncent pas à leurs traités de libre-échange prévus avec les Etats-Unis. Le sommet de Quito pourrait se transformer en affrontement entre le Venezuela et le Pérou d'Alan Garcia, le nouveau président, élu le 2 juin. David Recondo, chercheur au Ceri (Centre d'études et de recherches internationales), revient sur cet affrontement et sur l'élection du social-démocrate péruvien.
Après son élection, Alan Garcia a attaqué l'«impérialisme» de Chavez. Sera-t-il un contrepoids à Chavez dans la région ?
Oui, avec Alan Garcia à la présidence, le Pérou ne suivra pas Hugo Chavez dans sa mission d'intégration régionale «bolivarienne». Même s'il est resté discret au sujet du traité de libre-échange avec les Etats-Unis (déjà signé mais qui doit encore être ratifié par le Parlement, ndlr), il est presque certain qu'il poursuivra, sur ce point, l'oeuvre de son prédécesseur, Alejandro Toledo. En même temps, Alan Garcia devrait rejoindre le groupe des chefs d'Etat d'orientation sociale-démocrate d'Amérique latine, comme Michelle Bachelet au Chili, Lula au Brésil, Tabaré Vasquez en Uruguay, Martin Torrijos au Panama, qui mettent la lutte contre les i




