Bruxelles (UE) envoyés spéciaux
Tant que Jacques Chirac et Jan Peter Balkenende, le Premier ministre néerlandais, seront aux affaires, il est hors de question de relancer le processus constitutionnel européen : «Il y a de l'espoir qu'un nouveau climat politique permette un compromis. Le temps change les choses», a affirmé, hier, le Premier ministre finlandais, Matti Vanhanen, dont le pays assurera, à compter du 1er juillet, la présidence tournante de l'Union, en faisant référence aux élections prévues en 2007 dans les deux pays du non. «Les conditions ne sont pas encore mûres pour présenter un projet qui pourrait réunir un consensus européen», constate aussi José Manuel Barroso, le président de la Commission. Les vingt-cinq chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union, qui se retrouvent en sommet ce soir et demain à Bruxelles, vont donc entériner ce fait politique en prolongeant d'un an la «période de réflexion», décidée en juin 2005.
Fenêtre de tir. Cela étant, «des éléments de calendrier et de solutions alternatives commencent à émerger», se réjouit un fonctionnaire européen. La fenêtre de tir pour relancer la machine constitutionnelle serait comprise entre la mi-2007 et les élections européennes de juin 2009. «En fait, la date de 2008 est de plus en plus probable puisqu'elle va coïncider avec la clause de rendez-vous qui prévoit une remise à plat du budget européen 2007-2013», explique un diplomate français. «Ce sera l'occasion de rediscuter non seulement des institutions mai




