Athènes de notre correspondant
«La Sorbonne nous montre la voie» : la banderole rouge pend le long de la grille d'entrée de l'Ecole polytechnique d'Athènes, alors que des milliers d'étudiants et d'enseignants grecs manifestaient de nouveau hier contre les projets de réforme de l'enseignement supérieur concoctés par le gouvernement conservateur de Constantin Karamanlis. Ce plan présenté sous la double forme d'une loi-cadre et d'une révision constitutionnelle a provoqué le plus vaste mouvement estudiantin depuis le début des années 90, avec une grève illimitée et l'occupation de plus de 390 UER et UFR sur les quelque 450 qui composent les universités et les IUT du pays.
Violences policières. Face à l'ampleur de la contestation, marquée par la manifestation du 8 juin émaillée de nombreux incidents et de violences policières, la ministre de l'Education, Marietta Yannakou, a annoncé mardi qu'elle prendrait le temps nécessaire pour discuter du projet de loi-cadre, à partir de la semaine prochaine, avec les partenaires sociaux, avant de la soumettre au vote des députés à l'automne. Une concession considérée par certains commentateurs comme un premier pas vers l'abandon pur et simple de la réforme exigé par les étudiants. «Nous voulons l'engagement écrit qu'aucun projet de loi ne sera présenté et nous sommes prêts à tenir tout l'été s'il le faut», martèle ainsi Michalis, étudiant en quatrième année de génie civil, alors qu'un de ses camarades refuse tout dialogue auquel participeraien




