Abdelaziz Bouteflika a de la suite dans les idées. Depuis son installation au pouvoir, en 1999, et sa réélection, en 2004, le chef de l'Etat voulait modifier la Constitution dans le sens d'un renforcement des pouvoirs présidentiels. Grâce au FLN, l'ex-parti unique, il est en passe d'obtenir bien plus : un texte constitutionnel autorisant un nombre de mandats présidentiels illimité et supprimant le droit de censure du Parlement sur le gouvernement.
Ces deux changements sont avec l'extension des prérogatives présidentielles et la création d'une vice-présidence les principaux points de la réforme constitutionnelle proposée par le FLN et Abdelaziz Belkadem, son secrétaire général-Premier ministre et proche parmi les proches de Bouteflika. Ce projet «n'a rien à voir avec la présidence à vie que le FLN rejette catégoriquement», jure l'ex-parti unique. Et de soutenir, à l'instar du quotidien l'Expression qui exprime les vues de la présidence qu'il revient aux Algériens de «choisir et de rechoisir dix fois et plus le dirigeant en qui ils veulent placer leur confiance».
Desiderata. En attendant le référendum par lequel les Algériens se prononceront peut-être dès septembre , il revient au président Bouteflika de trancher sur le nouveau texte. Du moins officiellement. Car la proposition correspond tellement à ses desiderata qu'elle peut seulement lui agréer. A moins qu'il n'en ait été l'inspirateur. «Bouteflika se sait très malade et veut mourir président, au cours de ce secon




