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Odeur de gaz sur le retour de Ioulia Timochenko en Ukraine

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Evincée de son poste en septembre dernier, la Première ministre entend renégocier en profondeur l'accord gazier avec la Russie.

Publié le 23/06/2006 à 21h32

De retour après huit mois de purgatoire, Ioulia Timochenko, l'égérie de la «révolution orange», n'a en rien perdu de sa combativité. La fougueuse Ukrainienne, qui devrait retrouver son poste de Premier ministre, se prépare à entamer deux nouveaux bras de fer : le premier avec les hommes d'affaires oeuvrant dans les coulisses des partis, et le second avec la Russie en tant que puissance gazière. La députée du Bloc qui porte son nom a averti les anciens oligarques qu'ils ne bénéficieront plus de l'impunité.

«Les temps sont révolus où nos forces politiques étaient empêchées d'agir pour faire en sorte que tous soient égaux devant la loi», a-t-elle expliqué en annonçant une grande réforme judiciaire. Le but de cette réforme est, pour elle : «Nous permettre d'affirmer que ce n'est pas la mafia qui décide ce qui est bon ou mauvais, ou bien qui obtient une usine pour trois fois rien. Cela sera décidé par la loi, par des procédures légales».

Les disputes sur la révision des privatisations réalisées lors des dix ans de présidence de Léonid Koutchma avaient été à l'origine de la mise à l'écart, en septembre 2005, de Ioulia Timochenko par le président Viktor Iouchtchenko. Son retour aux affaires pourrait inquiéter les milieux financiers qui lui reprochaient d'avoir par son radicalisme découragé les investisseurs. Il risque encore plus de fâcher la Russie, qui a d'ores et déjà annoncé son intention de procéder à une nouvelle hausse des tarifs du gaz, en dépit de la crise qu'une telle mesur

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