Shimon Pérès, qui avait obtenu le prix Nobel de la Paix avec Yitzhak Rabin et Yasser Arafat, est aujourd'hui vice-Premier ministre du gouvernement israélien.
Que pensez-vous de la conférence de Rome ?
Je pense que c'était une erreur de ne pas inviter Israël. Je n'ai pas compris, ce doit être une pression arabe.
«Ce sera nous ou le Hezbollah !», avez-vous lancé mardi devant les députés israéliens...
Oui, c'est nous ou eux. Ils nous ont attaqués, on se défend. Et c'est vrai aussi pour le Liban. C'est le Hezbollah qui détruit le Liban. C'est une organisation libanaise qui combat contre son pays, qui sert les intérêts de l'Iran qui cherche à créer une hégémonie perse au Moyen-Orient. Pourquoi le Liban aurait-il besoin d'avoir le Hezbollah ? Le gouvernement libanais avait été capable de se débarrasser des Syriens, pourquoi ne peut-il pas désarmer le Hezbollah ? Nous avons aujourd'hui un quartette de la terreur : deux Etats la Syrie et l'Iran et deux semi-Etats l'un en train de se constituer, le Hamas, et un Etat à l'intérieur d'un Etat, le Hezbollah. La Syrie a un double langage. Elle est aujourd'hui plus proche de l'Iran qu'aucun autre pays. Notre armée a quitté le Liban en 2000 en accord avec la résolution 1559 de l'ONU, et nous n'avons jamais cherché à capturer un soldat libanais ou un civil. On ne s'est pas mêlé de la politique libanaise, et nous avons été attaqués.
Tous les gens qui trouvent que nous avons une réponse «disproportionnée» devraient nous dire quoi faire quand des milliers de roquettes sont tirées sur notre pays. Ils vont nous défendre ? La communauté internationale va-t




