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Libération

La Géorgie lance un assaut dans une région prorusse

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Moscou n'a pas haussé le ton face à la démonstration de force de Tbilissi.

Publié le 27/07/2006 à 22h05

Tbilissi correspondance

L'«opération de police» lancée par Tbilissi dans la vallée de la Kodori, à la frontière de l'Abkhazie (république indépendante de la Géorgie depuis août 1992) était toujours en cours hier soir. Mais elle semblait devoir se terminer incessamment, alors que la télévision géorgienne annonçait l'assaut final sur les partisans d'Emzar Kvitsiani, l'ancien représentant du gouvernement dans la région, devenu en quelques jours «traître, chef de guerre rebelle et ennemi public numéro 1». Aucun chiffre n'a été donné sur le nombre de forces spéciales envoyées dans la vallée de la Kodori par le ministère de l'Intérieur et de la Défense. Selon la chaîne Imedi, 500 hommes prendraient part à l'opération, et selon sa concurrente Roustavi-2, il y aurait au moins 22 blessés, dont 4 policiers.

Les autorités géorgiennes, plutôt avares en informations, se sont efforcées de faire passer un message univoque : «Il s'agit d'une opération anticriminelle qui n'a rien à voir avec des opérations militaires ou avec la guerre», a insisté Guiorgui Arveladze, chef de l'administration présidentielle, tout au long de la journée d'hier. Difficile d'en convaincre les Abkhazes ou leurs soutiens russes, dans une région qui constitue l'unique accès terrestre ­ en dehors de la côte ­ vers cette République indépendantiste que le pouvoir géorgien s'est juré de réintégrer.

Dans cette affaire, Tbilissi voit au contraire la main de Moscou dans l'insoumission soudaine d'Emzar Kvitsiani, qui mêl

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