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Libération

La «guerre urbaine» relancée dans l'Etat de São Paulo

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Une centaine d'attaques d'un gang mafieux contre des bâtiments publics.

Publié le 09/08/2006 à 22h54

São Paulo de notre correspondante

Pour la troisième fois depuis le mois de mai, l'Etat de São Paulo est la cible de l'organisation criminelle Premier Commandement de la capitale (PCC). Depuis lundi, le PCC a lancé une centaine d'attaques à São Paulo et dans dix-sept villes de province, faisant au moins deux blessés parmi les passants. La police a affirmé, de son côté, avoir tué six «suspects» et en avoir arrêté douze autres. Bombes artisanales, grenades et rafales de mitrailleuse ont visé onze bâtiments publics, dont le parquet, le secrétariat d'Etat aux Finances et un commissariat. Des voitures de police, des autobus et des stations-service ont également été incendiés, et des supermarchés et des agences bancaires attaqués. Depuis mai, le bilan de ce que la presse appelle la «guerre urbaine» est désormais de 175 morts, dont 63 tués par le PCC, essentiellement des membres des forces de l'ordre et des agents pénitentiaires.

Haute sécurité. Comme les précédents, cette série d'attentats a été déclenchée à partir des prisons où sont incarcérés les leaders du PCC. Cette fois, selon les autorités, ils ont renoncé à donner leurs ordres grâce aux téléphones cellulaires (entrés en fraude en prison), pour tromper les écoutes de la police. Ce sont leurs proches qui, de retour de la visite hebdomadaire, auraient passé le message aux relais dont dispose le gang. Selon la Folha de São Paulo, ce regain de violence est une manoeuvre pour intimider le gouvernement local, qu

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